Le miel et ses bienfaits

Provient de o
Autrefois appelé le “lait des dieux”, il est connu depuis la préhistoire par les hommes qui prélevaient, dans les troncs d’arbres, le miel des abeilles sauvages (méthode dite “de l’ours” !). C’est l’un des derniers produits naturels mettant en œuvre des méthodes traditionnelles de fabrication.
Petite définition en guise d’introduction

Le miel est la substance naturelle élaborée par les abeilles mellifiques à partir du nectar de fleurs ou de sécrétions provenant de certaines parties de plantes.
Les abeilles emmagasinent le nectar dans leur jabot et le rapportent à la ruche. Là, il est distribué à d’autres ouvrières qui le réchauffent dans leur bouche, facilitant ainsi l’évaporation d’une partie de l’eau qu’il contient. Elles y ajoutent une sécrétion propre (ou salive) qui réduit le saccharose en glucose et fructose, plus digestes.

Collection de ruches anciennes chez Odile et Roger Charozé, apiculteurs © Gil Chauveau

Le produit obtenu est ensuite recraché pour être stocké dans des alvéoles ouverts où il finira de “mûrir” pour achever sa transformation en miel. Les produits récoltés, grâce au labeur des abeilles (Apis Mellifica, ordre des hyménoptères), à la belle saison des fleurs, sont principalement du miel (90 %), du pollen, de la gelée royale aux vertus médicinales, la cire et la propolis, un ensemble de substances résineuses, gommeuses et balsamiques.

Énergie et santé

Le miel est, depuis la plus haute Antiquité, reconnu pour ses différentes vertus nutritionnelles et médicinales. Les “anciens” l’utilisaient largement dans un cadre thérapeutique préventif ou curatif de manière empirique. Des études scientifiques récentes ont permis d’expliquer et de compléter cet empirisme en analysant ses différentes propriétés et actions.

Principaux constituants et apports…

On a ainsi déterminé deux niveaux de composition du miel : un “général” concernant tous les miels et des “spécifiques” notamment pour les différents miels mono-floraux. En effet, les propriétés médicinales spécifiques de l’aubépine ou du thym, par exemple, vont se retrouver dans le miel issu de ces plantes.
Tout d’abord, le miel est le seul produit sucrant naturel pour l’homme et il possède un pouvoir calorique important de 300 Kcal pour 100 g. Il est riche en sucres simples (di, tri et polysaccharides) directement assimilables.
Il contient :
- Une trentaine de substances minérales et d’oligo-éléments (calcium, cuivre, fer, phosphore, silicium, sodium, soufre, etc.) ;
- Suivant son origine botanique, des vitamines B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, B8 ou H, B9 ;
- De l’Inhibine (groupe de facteurs antibiotiques) et surtout des flavonoïdes qui proviennent du métabolisme des cellules végétales (ils ont des actions antivirale, cicatrisante, antioxydante et anti-inflammatoire) ;
- De l’invertase et de l’amylase (des enzymes) ;
- Des acides organiques et des lactones ;
- Une douzaine d’acides aminés.

Multifleurs ou mono-floral…

Les propriétés ou actions communes à tous les miels sont : antianémique, antiseptique, béchique (qui calme la toux), digestive, diurétique, dynamogénique (énergétique), émolliente (relaxante), fébrifuge, laxative, sédative et vicariante.
Parmi les indications thérapeutiques spécifiques attribuées aux miels mono-floraux, les plus notables sont : régulateur intestinal pour le miel d’acacia ; antispasmodique pour l’oranger ou l’aubépine ; cholagogue et cholérétique pour le romarin ; hypolipémiante pour le tournesol ; anti-inflammatoire, anti-anémique et reminéralisant pour le sapin ; antiseptique et anti-inflammatoire des voies respiratoires pour la lavande, etc.

Actuellement, certains effets reconnus empiriquement n’ont pu être expliqués scientifiquement. Mais on sait que la consommation de miel ne présente aucune contre-indication et pas d’incompatibilité avec d’autres thérapeutiques. Et il peut complètement remplacer le sucre ordinaire.

Pour finir, sachez que cette “laborieuse butineuse”, et ce n’est la moindre de ses qualités, joue un rôle primordial dans la vie de notre planète où 80 % des cultures dépendent de sa pollinisation.

Laisser un commentaire